La compil de l’été pour les feignasses et les assistés

Vous êtes une grosse feignasse ?

Un allocataire RSA ? Un étudiant qui sèche les cours ? Un demandeur d’emploi qui fait semblant de chercher du boulot ?

Vous n’avez vraiment pas envie de travailler, mais le contexte ambiant vous pèse parce qu’il glorifie le boulot ? Vous aimeriez bien « play hard » comme le conseille monsieur Guetta, mais n’êtes en aucun cas prêt à « work hard » ? Lors de votre dernière expérience laborieuse, votre patron vous disait tout le temps « work it harder, make it better, do it faster » tandis qu’avec vos collègues vous vous disiez « our work is never over »

Il est temps maintenant pour vous de sortir du placard, de faire votre coming out, pour faire connaître publiquement que vous aimez la glande. Vos parents se demanderont peut-être « qu’est-ce qu’on a mal fait ? » mais n’ayez crainte ! A travers une sélection très select des meilleurs morceaux pour glandeurs interprétés par nos plus grands chanteurs français ou pas, cet article vous aidera à vous sentir moins seul 😉

C’est parti !

La playlist en entier

et le détail :

Charles Aznavour – Et bâiller, et dormir

Certains courent après la vie, moi la vie me court après.

Le plus grand chanteur de la francophonie et le plus grand harmoniciste français sont réunis dans ce morceau, qui apparaît sur l’album de ce dernier, pour faire l’apologie d’une vie simple et dénuée de stress. Ecoutez plutôt :

Bruno Mars – The Lazy Song

Today I don’t feel like doing anything ; I just want to lay in my bed.

Dans ce petit morceau où le chant s’accompagne de petits éléments rythmiques, Bruno Mars nous explique comment occuper une journée entière sans réellement rien faire :

Pink Martini – Je Ne Veux Pas Travailler

…et puis je fume !

Je revois encore avec nostalgie mon père danser sur cet excellent morceau de Pink Martini. La chanson est en français, mais Pink Martini est un groupe américain qui chante ses morceaux dans près de 20 langues différentes.

Didier Super – À bas les gens qui bossent

Qui c’est qui se lève tôt le matin et qu’empêche les autres de dormir ?

Didier Super… je me rappelle encore, en 2005, de la première fois que j’ai regardé le clip de « Marre des pauvres ». J’étais au lycée et voir ainsi Didier faire semblant de donner un billet à une pauvre mendiante indienne, pour le ranger au dernier moment, m’a choqué en bien.

Je me rappelle aussi la joie que j’ai ressentie quelques années plus tard lorsqu’on ma annoncé que Didier jouait son dernier spectacle dans la petite bourgade dans laquelle je réside. L’extase ! Le spectacle était MAGIQUE ! Probablement les 8 euros les mieux dépensés de toute ma vie !

Enfin, je me rappelle de l’article de Télérama, dans lequel un chroniqueur avait descendu l’album « Mieux vaut en rire que s’en foutre » à sa sortie. Je prends soin depuis de plus jamais ouvrir un seul exemplaire de Télérama et je ferme prestement la fenêtre de mon navigateur si jamais j’arrive par erreur sur leur site web.

Les Malpolis – On veut pas du travail

Avec tout ce qu’on produit sans parler de tout ce qu’on jette, pourquoi tout le monde n’a pas de quoi se remplir une assiette ?

C’était le lycée ; j’étais jeune et rebelle. J’écoutais ce morceau, qui m’obsédait :

Zachary Richard – Travailler c’est trop dur

Chaque jour que moi je vis, on me demande de quoi je vis.

Né en Louisiane en 1950, c’est à l’âge de 25 ans que Zachary Richard sort ce célèbre morceau en français :

Écoutez aussi cette adaptation plus moderne et plus française, intitulée A.N.P.E, et interprétée par le groupe Neg’Marrons :

Gérald De Palmas – Les lois de la nature

J’obéis aux lois de la nature ; je ne me lève pas quand c’est trop dur.

Gérald De Palmas est un bon bluesman français, dont la plupart des gens ne connaissent que les tubes (« Une seule vie », « Sur la route », « J’en rêve encore »), et c’est bien dommage !

Thomas Fersen – Deux pieds

On me dit que je suis paresseux
Que je ne fais que ce que je feux
C’est-à-dire pas grand chose

Le grand chanteur belge offre ici un magnifique réconfort à tous ceux qui, comme moi, n’arrivent pas à suivre l’agitation de la vie moderne :

Zoufris Maracas – J’aime pas travailler

Travaillez plus ⇒ gagnez plus
Le temps c’est de l’argent ⇒ Vous aurez moins d’argent
⊨ ▯

Je me souviens de cette soirée trop arrosée sur la Butte-Aux-Cailles. Moi et mon ami Glenn, au sortir du Sputnik, commencions à errer dans les rues du 13ème arrondissement lorsque nous avons croisé un groupe de joyeux drilles, au sein duquel un guitariste chantait cette chanson, reprise en cœur par la petite troupe de fêtards qui l’entourait et dont nous avions la joie et l’honneur de faire partie :

La Tchav’ Project – Le poil dans la main

Un morceau presque trop dynamique pour nous autres feignasses :

On a un grand poil dans la main

Extrait du film Les sous-doués, un petit morceau funky et sympa. Une ode à remettre à demain ce qu’on ne veut pas faire aujourd’hui :

Take Five

Stop your busy day and take the time out

Je me souviens lorsque j’ai pour la première fois entendu ce morceau, dans un épisode de Malcolm dans lequel Al découvre un abri anti-atomique dans son jardin, et en profite pour s’extraire temporairement de la vie exténuante de père de famille (S07E18 « Bomb Shelter »).

« Take Five » signifie « prends 5 minutes de pause ». Vous pouvez l’entendre dans certaines séries américaines comme Glee, lorsqu’un prof de chant accorde à ses élèves un moment pour se détendre avant de reprendre les répétitions.

Take Five est à l’origine une composition uniquement instrumentale écrite pour le Quartet de Dave Brubeck :

Serge Gainsbourg – Le poinçonneur des lilas

Il paraît qu’il y a pas de sous-métier ? Moi je fais des trous dans des billets !

Histoire de se rappeler que le boulot, ça valait pas le coût :

La pompe moderne -Plus Dur, Meilleur, Plus Rapide, Plus Fort

La Pompe Moderne reprend des tubes modernes à la mode Georges Brassens. Un exercice de style dans lequel ils sont passés maîtres. La preuve ici avec cette reprise d’un célèbre morceau de Daft Punk, ponctuée d’un emprunt à Daniel Balavoine :

Nino Ferrer – Les hommes à tout faire

Dans ce texte visionnaire, Nino Ferrer nous parle du travail intérimaire et de son côté épuisant, à une époque où l’intérim n’était pas l’institution qu’elle est aujourd’hui :

Georges Moustaki – Lazy Blues

Georges Moustaki – Le droit à la paresse

Moustaki reprend ici le titre du célèbre bouquin de Paul Lafargue (qui était le beau-fils de Karl Marx, ça s’invente pas ^_^).

Le livre de la jungle – Il en faut peu pour être heureux

Si tu travailles comme cette abeille, tu te rendras malade.

Sorti en 1967, l’adaptation en dessin animé du livre de Kipling par les studios Disney est sans conteste un ode à la paresse, qui aurait certainement été l’hymne personnel de Diogène en son temps.

Fountains of Wayne – Hey Julie

Working all day for a mean little man
With a clip-on tie and a rub-on tan
He’s got me running ’round the office like a dog around a track
But when I get back home,
You’re always there to rub my back

Si vous n’avez pas la chance de pouvoir glander autant qu’un chômeur ou un allocataire RSA, peut-être pouvez-vous vous consoler lorsque vous rentrez à la maison et y retrouvez un(e) conjoint(e) attentionné(e) :

Anna Kendrick – Cups

You will be sorry when I’m gone.

Rien de plus jouissif lorsqu’on subit un patron con dans un taf de merde, que de donner sa lettre de démission. La preuve en images :